Diriez‐vous que la foi vous aide à mieux appréhender cette épreuve ?

Tareq Oubrou : Le propre de la foi, c’est la sérénité. C’est de donner la force pour exister. La foi doit « désangoisser » le croyant. Foi et angoisse sont antinomiques. La foi est une valeur ajoutée, c’est une thérapie de l’âme, elle donne une force intérieure qui permet de garder la lucidité, une forme de rationalité devant les événements, de s’en remettre à la volonté absolue de Dieu tout en prenant sa part de responsabilité dans son propre destin. La foi n’inhibe pas, au contraire, c’est un moteur de l’action. Sans foi, il n’y a pas d’action. Et cette foi peut être religieuse, comme elle peut être laïque. L’être humain procède par conviction, par foi. Donc il y a un aspect universel de la foi quel que soit le contenu de cette foi. Par exemple, le fait d’être confiné, c’est une action solidaire, c’est un acte religieux, c’est un acte spirituel, c’est un moment de solidarité. Une solidarité passive parce qu’on met à l’abri de la contamination les plus vulnérables d’entre nous.
Le 03 avril 2020 – Par Rebecca Fitoussi – Public Sénat – Regards croisés de Haïm Korsia, grand rabbin de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des Évêques de France, archevêque de Reims, Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux.
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