“Le bien, c’est ce qui procure une sérénité de l’âme…”

Dans un monde de plus en plus complexe et dans un marché religieux déroutant, le simple musulman se trouve perdu, ne sachant à quel mufti se vouer. Que faire ? Cette perplexité ne date pas d’aujourd’hui. À chaque époque ses angoisses, même celle du Prophète et en sa présence. Un homme perturbé vient un jour lui demander conseil. Il interroge le Prophète : « Que m’est-il permis de faire et que m’est-il interdit de faire ? » Dans une autre variante, il lui demande : « Qu’est-ce que le bien et le mal ? » Le Prophète aurait pu se contenter de dire qu’il suffisait de lire le Coran et de consulter la sunna pour y trouver réponse, comme le font aujourd’hui certains intégristes littéralistes. Mais non ! Le Prophète lui conseilla de consulter son livre intérieur, sa propre conscience : « Consulte ta propre conscience (coeur ou/et raison)[1] ! », lui a-t-il répété trois fois. Et d’ajouter : « Le bien, c’est ce qui procure une sérénité de l’âme, une confiance du coeur intérieure ; le mal est le contraire, il n’inspire aucune tranquillité de l’âme ni confiance du coeur. Après avoir consulté ta conscience, ne donne aucun crédit aux fatwas des gens[2]. » À condition bien sûr d’évacuer tous les préjugés qui empêchent d’entendre cette voix de la conscience universelle.
1. Le mot qalb, « coeur » qui veut aussi dire « raison » en langue arabe.
2. Ahmed ibn Hanbal via Khuchanî, Al-Musnad, Al-Resalah,Beyrouth, 1999, t. XXIX, no 17742, p. 278-279.
Appel à la réconciliation : Foi musulmane et valeurs de la République française – Tareq Oubrou – Édition Tribune Libre Plon 2019 – p72 à 73
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