samedi, mai 21 2022

Le Coran n’est pas révélé pour rendre l’homme malheureux (Cr. 20 : 2). Au contraire, Dieu cherche à le soulager car il est vulnérable (Cr. 4 : 28). La loi révélée doit être interprétée et pratiquée à l’avantage de l’homme et non à ses dépens. L’effort pour s’y conformer n’est pas vain car Dieu ne demande que justice (‘adl) et bienfaisance (ihsân) (Cr. 16 : 90). Cela en vaut la peine. Le Coran demande à l’homme de vaincre sa cupidité, cela suppose un effort, voire une souffrance morale. Pourtant, il lui faut surmonter cette épreuve (‘aqabat) pour parvenir à partager ses biens avec autrui : les pauvres, les orphelins et les vulnérables (Cr. 90 : 11-18).

Cela libère et soulage, comme le fait de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Il en est de même pour le jeûne, par exemple qui est une pratique en apparence difficile. Or, Dieu ne cherche pas à éprouver arbitrairement la foi du croyant par cette pratique, le but est de vaincre ses pulsions et de modérer ses passions, sans mortifier le corps, puisqu’il a la permission de ne pas s’y conformer si cela présente une incommodité avérée : « Dieu veut pour vous la commodité et non vous mettre dans la difficulté » (Cr. 2 : 185) explique le Coran. Le musulman doit respecter les lois coraniques tant qu’elles ne lui portent pas préjudice, sinon il utilise les dérogations. Car contraindre n’est pas l’objectif de Dieu (Cr. 2 : 185 ; Cr. 5 : 6 ; Cr. 22 : 78).

Le coran pour les nuls en 50 notions clés – collection pour les nuls culture générale – Nov 2019 – Tareq Oubrou – p93

Previous

"La réalité de cette foi est comme un sable mouvant de croyances..."

Next

Le musulman entre assimilation et intégration

Check Also