Le culte

Dieu est seul créateur. C’est à ce titre que le musulman lui dédie le culte, sans lui associer aucune autre divinité (Cr. 16 : 17-22 ; Cr. 25 : 3).
L’islam vertical
Le culte est entendu comme acte d’adoration (‘ibâdat) sous forme de paroles, de gestes et d’attitudes à la seule intention de Dieu (Cr. 98 : 5). C’est un langage symbolique spirituel qui a pour fonction d’entrer en relation directe avec l’invisible, en l’occurrence Dieu, via des pratiques initiatiques dont la forme, le nombre et le temps d’exécution restent inintelligibles à la simple raison. Comme tout culte, il est répétitif et s’effectue selon un certain cycle. Le but est d’entretenir la souvenance (dhikr) de Dieu : les cinq prières quotidiennes ; la prière communautaire hebdomadaire du vendredi ; la prière annuelle des deux fêtes canoniques (celle du sacrifice et de la rupture du jeûne) ; le jeûne du mois de ramadan annuel ; le pèlerinage annuel à La Mecque. La forme et le temps du culte sont fixés par les textes une fois pour toutes. Il n’est pas permis au musulman d’en rajouter, sinon il tomberait dans une « innovation interdite » (bid’a) et dans un égarement (dalâlat) (Muslim).
Le symbole de l’unité de la communauté musulmane
Le culte représente l’identité de la umma en tant quecommunauté spirituelle. Il réunit tous les musulmans au-delà de leur environnement, de leur culture et de leur époque. Quelle que soit leur tendance (sunnisme, chiisme, mutazilite, etc.), tous les musulmans pratiquent les mêmes rites. Ils font les mêmes cinq prières, pratiquent le même jeûne, effectuent le même pèlerinage à La Mecque. S’il y a un symbole de l’islam, c’est bien son culte.
Un culte aménagé
Vu son importance, tout un dispositif d’aménagement est prévu par les textes pour en préserver l’esprit. En effet, si le culte est une pratique invariante de l’islam, sa forme, quant à elle, peut être adaptée, réduite, suspendue ou commuée selon les situations du musulman et selon la nature du culte en question : prière, jeûne, aumône, pèlerinage, etc. Il fait l’objet de dérogations en cas de besoin, de contrainte ou d’incapacité.
Les objets du culte
Les représentations (icônes, statuts, images, etc.) fixent l’imagination du croyant et l’empêchent d’accéder à l’âme des choses spirituelles, immatérielles par essence. Au fil du temps, elles finissent souvent par être idolâtrées (Cr. 39 : 3). C’est pour cette raison que l’islam reste rétif aux objets de culte. Le chapelet, le tapis de prière, etc. ne sont pas des objets cultuels. Comme pour toute règle, il y a des exceptions. La pierre noire encastrée dans la Kaaba en est une. Le pèlerin, pendant la circumambulation autour de la Kaaba, l’embrasse ou fait un geste en sa direction en guise de salutation à Dieu. Cependant, elle n’est qu’une pierre parmi d’autres et n’a aucun pouvoir, disait d’elle Omar, disciple du Prophète et deuxième calife (Bukhârî). De même, aucun habit n’est un objet cultuel à une seule exception près : le vêtement du pèlerin en état de consécration rituelle (al-ihrâm). C’est un habit canonique, rudimentaire, non cousu, qui est porté que par les hommes. Quant à elle, les femmes ne doivent pas se couvrir le visage ni porter des gants (Bukhârî).
Au service du social
Le Coran fait l’éloge de ceux qui font la prière et qui n’oublient pas de partager leur bien (Cr. 2 : 2). Le jeûne est censé pacifier le musulman (Bukhârî). Autrement, le culte est censé influencer positivement la morale et le social.
 
Le coran pour les nuls en 50 notions clés – collection pour les nuls culture générale – Nov 2019 – Tareq Oubrou – p52 à 54
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