La demeure finale

 Le Coran parle aux Arabes vivant dans un milieu hostile, désertique. Il leur parle d’un paradis où il y a des fleuves d’eau, de lait et de miel et des fruits qu’ils connaissent. Il leur parle aussi des houris, ces femmes très blanches avec de gros yeux, le modèle même de la belle femme pour les hommes dans ce contexte. Et étant donné qu’elles sont plus pudiques, le Coran parle plus implicitement aux femmes en faisant allusion aux beaux garçons du paradis (wildân et ghilmân), etc. Tout cela correspond à la culture et à l’imaginaire des Arabes d’alors. Au-delà de ces descriptions attractives métaphoriques et circonstanciées en phase avec le contexte de cette époque, le Coran tient parallèlement à préciser que l’imagination humaine ne peut rendre compte de la réalité réelle du paradis (Cr. 32 : 1). Dieu y a réservé ce qu’« aucun oeil n’a jamais vu, ni une oreille n’a entendu, ni un esprit n’a pu imaginer » (Bukhârî). Quant à l’enfer, il est aussi décrit comme une réalité qui inspire la crainte avec des descriptions qui peuvent effrayer nos contemporains, alors qu’elles ne sont que celles correspondant à l’imaginaire et au tempérament des Arabes de l’époque. Il symbolise la colère de Dieu certes, mais temporaire, car elle sera vaincue par une miséricorde universelle et éternelle (Bukhârî). L’extinction de l’enfer est défendue par un certain nombre de disciples du Prophète et savants de l’islam. Elle est confirmée implicitement par trois passages du Coran (Cr. 6 : 128 ; Cr. 11 : 106-107 ; Cr. 78 : 23). Quant au paradis, il est éternel et est à l’image de la miséricorde de Dieu, immense et infinie.
Le coran pour les nuls en 50 notions clés – collection pour les nuls culture générale – Nov 2019 – Tareq Oubrou – p97 à 98
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