L’HOMME ÉTERNEL

[…] L’origine de la vie est un commencement à moitié métaphysique pour chaque personne qui naît à partir du moment de l’incarnation de l’âme atemporelle et intemporelle dans un corps temporel. Elle continue jusqu’à sa mort et au-delà, après Résurrection des corps pour réépouser leurs âmes. Le temps de l’âme n’est donc pas celui du corps.

La vie après la mort, comme dogme, donne une matière à ce titre à une certaine théologie du devenir de l’humanité comme métahistoire, qui dépasse le seul registre matériel (physique, biologique, culturel,…) de notre existence. La mort dans cette perspective n’est pas une expulsion du monde, un anéantissement ou une disparition totale, de l’être humain.

L’horizon infini de notre existence tel qu’il se dégage de l’eschatologie musulmane, comme dans la tradition juive et chrétienne d’ailleurs, ouvre la voie à une forme d’humanisme spirituel qui fait que l’homme éternel, s’inscrit dans une histoire infinie. Selon cette perception eschatologique on ne peut parler de « fin de l’histoire », ni de fin des temps, mais la fin d’un certain temps qui ouvre sur un autre, incommensurable. […]

Eschatologie – Tareq Oubrou – 2016 – p4

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